Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /Sep /2008 18:58

Incommensurable haine.

Envie de destruction. Détruire. Anéantir. Ecraser.

Sentir ses pommettes se briser sous le coup du fer rouge. Entendre ce crac. Délectation. Voir son sang couler. Ruisseler. Abondamment. Le noyer dans son sang. Lui étaler partout. Lui prendre son horrible face et l'éclater contre le sol. Encore. Encore. Faire gicler.
Lui briser les doigts. Satisfaction dans chaque doigt brisé. Les coudes. Les lui retourner. Encore et encore. Qu'il n'y ait plus d'articulation. Le dos. Sa putain de colone vertebrale. La lui détruire. A coup de masse. La sentir devenir guimove. Lui briser les genous. Et les tibias. Et les pieds. TOUS SES OS. Tous les lui briser. Le rendre aussi mou qu'une merde.
Lui arracher les muscles. Lentement. Les tendons. Les nerfs. Les lui faire bouffer. L'étriper. Lui sortir tous les boyaux à l'air. Les lui faire bouffer aussi.

Le brûler.










S'enfuir. Partir. Loin. Loin. Regretter. S'isoler. Fou...
Par Stoned Immaculate
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 14:36



Elle se tient là, devant moi. Je suis perdu, je ne comprends plus rien de ce qui m'entoure. Il n'y a plus rien d'autre qu'elle et cet effroyable sentiment. Celui d'un effroi incompréhensible. Celui d'une vérité inéluctable. D'une effroyable vérité. Il le faut...

Elle se précipite sur les armes. La repousser. Il le faut. Mes bras ont agis, l'ont retenu et repoussée en arrière. Elle pleure. Son visage ne traduit plus qu'un profond désespoir. Ses yeux dégoulinent d'un sentiment de détresse. Mes mains ont saisis un révolver. Pointé sur elle. Mes yeux voient flou. Flous par le flot continu des larmes. Ces larmes au goût de sang. Ces larmes qui surgissent du coeur. D'un coeur qui se vide. D'un coeur qui ne sait plus comment battre.

" Tire ! Vas-y ! Tu-moi ! S'il-te-plaît ! " Lamentation d'un regard gémissant. De sanglots toujours plus forts.

Je n'peux pas... " Mais je t'aime ! " Un corps qui tremble tout entier sous les soubresauts d'un chagrin sans nom. Comment...

Elle se jette de nouveau sur les armes. Je dois... Mes doigts appuient sur la détente. Les mécanismes se mettent en route. Le chien s'abat sur l'amorce. La balle déferle du barillet pour s'engouffrer dans le canon puis une fraction de seconde plus tard s'écrase sur le Coeur.

Elle reste sous le choc. Les sanglots ont cessés. Un visage qui n'exprime plus qu'une incompréhension totale. Des yeux qui n'expriment plus qu'un vide. Un vide créé dans son coeur. L'être qu'elle aimait venait de lui tirer dans le coeur. L'être qui l'aimait venait de l'abattre.

" Mais je t'aime ! " Mon âme gémit. Hurle au désespoir.

Il le faut... Pour nous...

Elle se tiens toujours debout. Ses yeux perdus dans les brumes de la cessacion de toute chose. Son regard perdu dans mon Coeur.

" Tire ! "

Mes doigts appuient une deuxième fois sur la détente. Puis une troisième fois. Jusqu'à vider les six balles du barillets. Jusqu'à cribler sa poitrine de balles. Qui sont toutes venues se ficher autour du coeur. De son coeur cerné. De son coeur mort.

Il le faut...

" Mais je t'aime ! "

Ses sanglots ont repris. Je la tiens dans mes bras. Elle meurt de désespoir. Elle n'a plus aucune raison. La résignation à fait place. Il n'y a plus que le vide...


" Mais je t'aime ! "




C'est fini...


Par Stoned Immaculate
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 01:47

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Encore le bruit de ses pas qui approche, une bourrasque de vent. Il hume l’air, c’est elle. Il hésite, sa grotte est juste derrière lui, devant; la forêt, et quelque part, très proche elle arrive.

Il ne comprend toujours pas pourquoi elle vient, cela fait quelques temps déjà. Elle reste à la lisière, à l’observer et l’appeler.

 

Lui avait pris l’habitude d’être seul dans cette portion de forêt, tous les autres ne l’approchaient plus. Il avait quitté la meute quelques années avant, et les derniers qui continuaient à le suivre l’avaient finalement abandonné pour rejoindre une autre meute. Il avait longtemps erré, à la recherche de quelque chose, mais il ne savait pas quoi. Trop accablé par cette solitude nouvelle, par cet abandon, par ce dégoût des autres, cette lâcheté sans bornes qui les rend tels qu’ils sont, incapables de faire face à eux-même, de faire front à leurs pulsions. Il préférait rester seul que d’avoir à les supporter, il avait peur d’eux. Il n’avait jamais participé aux combats, il n’avait jamais grogné contre l’un de ses frères. Mais eux lui montraient toujours leurs crocs. A quoi bon.

 

Il vient de l’apercevoir, elle s’est assise sur son train arrière, juste devant un chêne des plus majestueux. Elle, si petite à côté, mais pourtant… Il la sent l’observer. Il ne comprends pas ce qu’elle veut, pourquoi reste-elle là à le regarder ? Pourquoi ne lui montre-t-elle pas les crocs ? Pourquoi ne fuit-elle pas ?

Il en avait déjà vu des femelles s’approcher de son territoire, s’approcher de lui. Pendant les chaleurs principalement, lorsqu’elles sentaient l’odeur d’un mâle. La plupart du temps il restait tapis au fond de sa grotte, trop craintif. Mais chaque fois qu’il se montrait et les approchait, soit elles fuyaient soit lui montraient leurs crocs. Depuis il avait pris l’habitude de toutes les éviter, ne se faisant plus aucune illusion, prêt à abandonner le contacts avec ceux de son espèce.

 

Il hésitait de plus en plus. Elle s’approchait de lui maintenant, doucement et naturellement. Il voulait montrer ses babines mais n’osait pas. Elle le fascinait tellement. Il s’assit sur ses pattes arrière et la regarda venir, elle avançait tranquillement, elle hésitait elle aussi, mais semblait prête à passer ses peurs. Elle s’étais assise juste devant lui, leurs museaux se touchaient presque. Il sentait son cœur battre la chamade, il voulait fuir, il avait peur, terriblement peur, il ne comprenait pas ce qui se passait.
Puis il se surprit à se lever pour lui tourner autour, la renifler. Elle sentait terriblement bon. Une senteur exquise. Son odorat en était imprégné. Il ne sentait plus que ça. La louve se leva et fit mine de partir. Il se surprit à commencer à la suivre. Il ne voulait plus qu’elle parte. Cette fois, il voulait qu’elle reste. Mais elle faisait partie de la meute, elle avait besoin de la meute. Elle voulait l’emmener avec lui. Mais lui voulait qu’elle reste. Ils se tournaient encore tous les deux autour à la lisière, entre la forêt et la grotte. Il voulait continuer à sentir son parfum, il ne voulait pas la laisser partir, mais il avait terriblement peur de quitter sa tranquillité, d’être de nouveau confronté aux autres, au monde, à l’âpreté du monde. Mais elle le fascinait tellement, elle embaumait tellement qu’il ne voulait pour rien au monde la laisser s’échapper. Elle qui était venu vers lui, tant de fois. Qui ne lui avais jamais montré un croc, ni fait mine de le fuir. Elle était celle qui l’avait accepté, elle était celle qui lui offrait tellement, et était prête à encore lui offrir plus. Mais lui se laissait encore ronger par ses peurs, il avait pourtant besoin et envie de la suivre, mais son pelage était encore marqué de morsures et de coups de crocs. Il se sentait faible et égoïste. Parce qu’elle aussi en avait des morsures. Et bien plus méchantes et profondes que les siennes, elle avait subis des coups de griffes qui ne cicatriseront probablement jamais.  Mais elle restait dans la meute. Son odeur est tellement sublime. Il devait la protéger et l’aider. Il fallait qu’il surmonte ses propres peurs pour elle, son pelage méritait tellement mieux que les marques qu’elle avait à ce jour. Et lui qui continue de paniquer. Il était envoûté par elle. Parce que malgré ses blessures elle voulait de lui, parce que malgré ses blessures elle se montrait plus forte que lui, plus généreuse. Il se sentait coupable maintenant, mais il devait retrousser ses babines, car l’envoûtement était plus fort que tout. Elle méritait le bien, elle méritait qu’il soit fort pour elle, elle qui était assez forte pour l’accompagner dans la forêt. Ils devaient quitter la forêt, ensemble.


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Par Stoned Immaculate
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